Les instruments de musique sont souvent tout simplement de beaux objets. A l’image de cet élégant cornet français, dans son coffre en bois à l’intérieur tapissé d’un tissus rouge, fabriqué il y a près de 190 ans par un facteur inconnu.
Il est pourvu de pistons dits «de Stölzel», au travers de l’extrémité inférieure desquels passe le flux d’air passe. Et – comme beaucoup d’instruments à pistons vers 1835 – il ne possède «que» deux pistons (demi-ton et ton).
Cornet français
Le système de Stölzel rend l’ajout d’un troisième piston compliqué d’un point de vue technique. Deux suffisent en fait pour jouer dans les registres moyen et aigu. C’est précisément dans ce dernier aigu que le cornet était utilisé à l’origine, joué alors par des cornistes avec une petite embouchure en forme de cuvette.
Il était d’usage, à l’époque, de changer la tige d’embouchure en fonction de la tonalité de chaque pièce. Notre cornet dispose donc de tiges et de chevilles lui permettant de jouer si, la, la bémol, sol, fa, mi et mi bémol.
Foto: André RoulierAu cours du XIXe siècle, le cornet est devenu le principal cuivre soliste. Instrumentistes parmi les plus célèbres, Jules Lévy ou Jean-Baptiste Arban se sont alors produits devant un nombreux public d’initiés, de Saint-Pétersbourg aux Etats-Unis.
Le cornet est exposé auMusée sonore de Berne.