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La musique à vent a les clés

Portrait d’Andy Kollegger
Chère lectrice,
Cher lecteur,

Quelle drôle d’époque! La proximité de la guerre qui fait rage est inquiétante, tout enchérit, et, encore récemment, nous risquions une pénurie d’énergie. Le monde semble s’être écroulé. Mais heureusement, il y a la musique à vent. Elle a les clés pour faire face à toutes ces préoccupations.

A commencer par la guerre. Certes, nos milieux sont de temps à autre en proie à quelques conflits internes, mais nous n’en venons pas aux mains pour autant. Bien au contraire. Comme le dit le poète Johann Gottfried Seume: «Arrête-toi là où voix et instruments résonnent, car la haine n’est pas musicienne.»

Argent et explosion des prix, avons-nous dit? Dans le secteur amateur, l’argent joue un rôle secondaire. Volontariat et bénévolat y sont les maîtres-mots. Car hormis les directrices et directeurs, personne n’y est en général salarié. Or, on le sait, lorsqu’il n’y a pas d’intérêt pécuniaire en jeu, le potentiel conflictuel s’évapore. Bien sûr, les primes d’assurance-maladie ou encore les biens de consommation sont chers, mais la musique à vent, elle, n’a pas de prix.

Pour terminer, quel rapport entre cette dernière et l’énergie? Ils sont nombreux! Quiconque a déjà assisté à une répétition après une mauvaise ou pénible journée comprendra. Source d’énergie, à l’image d’une centrale électrique, deux heures de musique permettent de recharger les batteries, de se changer les idées, de positiver et d’oublier ses soucis.

La musique à vent apporte donc des clés pour relever bon nombre des défis actuels. C’est la raison pour laquelle elle ne saurait être assimilée à un simple loisir, à un moyen de tromper l’ennui ou à un hobby venant combler un vide intellectuel. Elle n’est pas un marginal élément décoratif d’une tourte, mais bien la levure qui fait monter la pâte. C’est ce qui nous maintient en vie, en quelque sorte le sang qui coule dans nos artères, non seulement à titre individuel, mais aussi pour notre société.

Rien de plus beau dès lors, à mes yeux, que d’être lié à ce mouvement culturel et de pouvoir s’engager en sa faveur. Ce que j’ai eu le privilège de faire pendant sept ans au plus haut niveau, en tant que membre de la direction de l’ASM, dont trois comme vice-président. A l’AD 2024, je laisserai la place à de nouvelles forces.

Dans ce cadre, j’ai ainsi été l’une des nombreuses personnes qui s’investissent pour notre cause, que ce soit en tant que présidents, directeur(trice)s, musicien(ne)s ou, comme moi, en tant que collaborateurs de l’ASM. Un engagement volontaire et bénévole qui ne va pas de soi. Et qui ne devrait d’ailleurs jamais être considéré comme une évidence. Au moment de mettre un terme à mon mandat à la direction de l’ASM, le présent éditorial se veut l’expression d’une sincère estime et d’une profonde reconnaissance à l’égard de toutes celles et tous ceux qui s’engagent pour la musique à vent. De même, je tiens à remercier l’ensemble de mes interlocutrices et interlocuteurs pour leur confiance et leur excellente collaboration. Je suis certain que la musique à vent peut envisager un avenir radieux, ne serait-ce que – comme je l’ai dit en préambule – parce qu’elle a les clés pour faire face aux difficultés de notre temps.

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