Le Concours Européen de Brass Band (EBBC) s’est tenu fin avril à Linz (A). La finale du Concours européen des solistes a vu un Suisse monter sur la plus haute marche du podium: le Grison Simon Gabriel (18 ans) a séduit tout l’auditoire et a été sacré champion d’Europe, empochant au passage également le prix du public et celui de l’ensemble.
Simon Gabriel, félicitations pour votre victoire lors de l’EBBC de Linz. Que signifie à vos yeux ce titre d’«European Solo Champion»?
Merci beaucoup! Il revêt pour moi une importance majeure. L’EBBC est l’un des principaux – et plus importants – concours du milieu du Brass Band; y être lauréat revêt donc un aspect des plus particuliers. Surtout parce que de nombreux solistes de toute l’Europe y participent. Pour moi, c’est aussi la confirmation de la pertinence du travail effectué ces dernières années.
Ce succès influera-t-il sur votre avenir?
Ce titre ouvrira certainement quelques portes et me motivera encore davantage pour les prochaines étapes. Mais en même temps, j’essaie de rester lucide et de continuer à me développer musicalement. Cette victoire a été un grand moment, bien sûr, mais elle me donne aussi toutes les raisons de continuer à travailler sur moi.
Foto: zVgA la fin de la dernière saison, vous avez rejoint Liberty Brass Band, ensemble de Suisse orientale. Comment cela s’est-il fait?
Nous étions en contact depuis un certain temps déjà, et après quelques discussions, l’affaire était entendue. Liberty est incroyablement passionnant sur le plan musical et offre de nombreuses perspectives de développement.
Resterez-vous malgré tout fidèle à Graubünden Brass?
Oui, Graubünden Brass reste important à mes yeux. Cet ensemble compte énormément et je tiens à tout prix à garder le contact et à maintenir cette collaboration.
Au niveau professionnel, vous poursuivez votre formation de spécialiste en restauration CFC. Quand terminerez-vous votre apprentissage?
J’achèverai ma formation à l’hôtel Waldhaus de Sils en été 2027, ce qui m’offrira évidemment davantage de flexibilité sur le plan musical et personnel.
Qu’en est-il de votre carrière de soliste et de vos projets à venir ?
Pour l’instant, j’apprécie simplement la situation actuelle, sans oublier de me fixer de nouveaux objectifs. J’ai ainsi prévu de participer à différents concerts, concours et projets avec des brass bands. J’aimerais poursuivre mon développement de soliste et de musicien en général.
Foto: zVgLors de votre dernière interview, il y a deux ans, vous aviez affirmé vouloir étudier en Angleterre. Est-ce toujours d’actualité?
L’intérêt est en tout cas toujours bien réel. L’Angleterre apparaît bien sûr comme un must pour tout cornettiste de brass band. Mais je me renseigne actuellement sur les différentes possibilités en Suisse et dans les pays voisins, et pourrais très bien envisager de franchir ce pas un jour.
Projetez-vous plutôt des études de trompette classique ou de cornet?
Ce n’est pas encore clairement défini. Les deux m’attirent beaucoup. D’une part, une formation classique à la trompette m’intéresse, mais d’autre part, mon cœur bat pour le brass band et le cornet.
Mais peut-on étudier la trompette tout en continuant à jouer du cornet dans des brass bands?
Oui, absolument. Beaucoup le font, et même avec un certain succès. Les bases sont très similaires, et bon nombre de trompettistes classiques jouent en parallèle du cornet à un niveau élevé au sein de brass bands. Les deux mondes se complètent même souvent très bien.
Merci, Simon, d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la rédaction d’«unisono». Nous vous réitérons nos félicitations et vous souhaitons bonne chance et plein succès à l’avenir.