Jean-Louis Matthey a rédigé un ouvrage consacré aux cymbales frappées. Il s’intéresse notamment au savoir-faire des cymbaliers et à leur rôle dans l’orchestre. Avec à la clé bon nombre de citations de chefs et compositeurs parmi les plus célèbres.
«Recherche, souvenirs et anecdotes» précise le sous-titre du dernier livre du percussionniste Jean-Louis Matthey, consacré aux cymbales frappées. Mais l’ouvrage va bien au-delà.

Couleurs infinies et origine lointaine
«Les cymbales ont des couleurs infinies, d’un son extrême à une douceur à peine audible, ayant alors l’épaisseur d’une feuille de papier», affirme, dans sa préface, Stéphane Reymond, professeur de piano et da pédagogie à l’Académie de musique de Bâle. Il cite en l’occurrence Walter Piston, compositeur américain du XXe siècle auteur d’un traité sur l’orchestration.
Dans son avant-propos, Jean-Louis Matthey fait remarquer l’ancienneté de la cymbale, déjà évoquée dans la Bible, et dont les archéologues font remonter l’apparition à l’Age du Bronze.
L’importance de la pulsation
L’auteur revient ensuite sur ses recherches et ses souvenirs, non sans évoquer quelques anecdotes. Répertoire, fabrication, choix des instruments, art du jeu, tout est passé au crible, jusqu’à l’importance, pour le cymbalier, d’inscrire parfaitement ses interventions dans l’esprit de l’œuvre, évoquant notamment la notion de pulsation.
Dans ce contexte, difficile de ne pas reprendre ici cette citation du célèbre violoniste Yehudi Menuhin: «Nous savons que la pulsation a précédé la mélodie et en abordant la percussion, nous traitons en fait de l’univers, la donnée la plus élémentaire et la donnée première de la vie elle-même.»
Traité sur la technique
Au cours des deux années que lui ont pris l’élaboration de cet ouvrage, Jean-Louis Matthey a notamment fait traduire un des rares traités portant sur les cymbales. C’ainsi ainsi qu’on y trouvera «La technique et l’art du jeu de cymbales», de Jack Wakeley, percussionniste de l’orchestre du Royal Opera House de Covent Garden, à Londres, un document daté des années septante.
Jean-Louis Matthey termine par un hommage à Bernard Chenaux, chef emblématique de La Concordia de Fribourg dont il avait fait la connaissance en 1970, alors qu’il y remplaçait… le cymbalier.